l\'indigné

Est ce la crise de la dette, de la finance ou du capitalisme

n
 

 


 

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes.

 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

 

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. J’essaierai d’analyser cette crise d’abord sous l’angle macro-économique [1], ensuite dans ses effets sur le fonctionnement et la gestion des entreprises [2].

 
A l'heure où vous lisez cette lettre, tout s'accélère encore et encore, et bien plus vite que je ne l'avais initialement prévu. La vitesse d'accumulation de l'endettement public français est telle que nous frôlons le surendettement et le défaut de paiement. C'est pourquoi il m'a paru urgent de faire une mise à jour de mon premier signal d'alerte paru juste avant la dégradation de la note de la France et de la note américaine américaine et La France est bel et bien entrée en récession au premier trimestre 2013
 
 
source 20 minutes :
58 contributions
Le 3 mai, la Commission européenne avait, dans ses prévisions, annoncé la France en récession pour l'année 2013, en recul de 0,1%. Ce qui l'avait amené à donner un délais de deux ans supplémentaire pour tomber sous les 3% en 2015 et non plus en 2013 comme prévu initialement

résultats:

Baisse record du pouvoir d'achat des ménages en 2012

Créé le 15/05/2013
 
<:aside>

Le centre commercial Velizy 2, en région parisienne, en janvier 2012. DURAND FLORENCE/SIPA

ÉCONOMIE - Il s'agit d'une baisse de 0,9%, selon l'Insee...

Les mauvaises nouvelles s'accumulent. Après la récession annoncée ce mardi matin avec un recul de 0,2% du PIB au premier trimestre 2013, l'Insee annonce une baisse record de 0,9% du pouvoir d'achat des ménages en 2012. Fin mars, l'Insee avait évalué ce recul à 0,4%, un chiffre record lui aussi.

Par ailleurs, l'institut de statistiques a revu à la baisse la consommation des ménages  en 2012, à - 0,4% au lieu des 0,1% annoncés

Bercy maintient

 

Pour autant, Bercy maintient ses prévisions de croissance pour l'année 2013, à 0,1%.

 

 

Plus récemment encore,il faut mettre en garde les lecteurs qui lisent mon blog  contre la dépressiation du système

les obligations grecques, espagnoles ou portugaises ainsi que de nombreux placements autrefois sûrs, désormais à fort risque. Pour cela, nous n'avons pas attendu la dégradation des notes souveraines de ces Etats ou encore celle, en juin 2012, de grandes banques comme la Société Générale ou BNP Paribas. D'ailleurs, cela ne m'étonnerait pas que vous possédiez, comme 46 millions de Français, un de ces placements à risque -- et que vous soyez particulièrement exposé aujourd'hui

 A ur tour, ce sont la Grèce, l'Italie, le Portugal ou l'Espagne qui sont frappés par de grandes manifestations de la jeunesse en colère. Même le Royaume-Uni n'a pas été épargné. Ces révoltes exprime le ras le bol d'une génération sacrifiée sous l'autel de l'austérité, des licenciments.

" Mois après mois le chômage augmente, la précarité est le lot de plus en plus de salariés, les destructions d'emplois dans l'industrie, le commerceet les services font l'actualité. L'incertitude face à l'avenir et la faiblesse du pouvoir d'achat pèsent sur la consommation des ménages

Face à la dégradation des conditions de vie et de travail, il y a urgence à prendre des mesures efficaces pour l'emploi, l'augmentation des salaires, l'égalité femme-homme dans le travail, la défense de notre système de protection sociale, de la retraite à 60 ans. En bref, s'engager vers une autre répartition des richesses produites par le travail. D'autant plus que les manifestations du 1er mai ont mis en évidence ces revendications des salariés.

La séquence que nous venons de vivre avec la « négociation » de l'ANI sur la  « sécurisation de l'emploi » et sa transcription dans la loi divise les français, les salariés, les organisations syndicales et les parlementaires, y compris ceux de la majorité.
Comment dans ces conditions le texte de l'accord du 11 janvier pourrait-il devenir loi de la République ? La rupture avec les politiques d'austérité et de rigueur budgétaire doit être à l'ordre du jour en France et en Europe.
C'est l'appel de la Confédération Européenne des Syndicats et de ses 85 organisations à agir pour « changer de cap », à l'occasion de la semaine d'action du mois de juin
.

 Pour la CGT d'Île-de-France, l'augmentation des salaires et du pouvoir d'achat, l'emploi, la politique industrielle, les services publics, une protection sociale de haut niveau, les droits à la retraite, doivent être à l'ordre du jour de la future conférence sociale qui se tiendra à Paris les 20 et 21 juin prochain !!

 La démocratie sociale et économique, les moyens de l'exercer doivent aussi en être partie prenante !

 La CGT considère qu'il faut des mesures immédiates pour relancer l'économie :

  • .....

Rassemblement de luttes, témoignages de militants sanctionnés.

 avec la présence de Thierry Lepaon Secrétaire Général de la CGT."

 > document au format PDF:

Source : http://www.cgt94.fr/spip.php?article905

Loi d’amnistie des syndicalistes - zec plus ultra

Meme si les intensions de la CGT sont louables, pas sur que cela soit accepter par les dirigeants politique et le patronat. Et surtout nous sommes dans une crise structurelle du capitalisme ( de fond) et non conjoncturelle ( de passage). Tout cela ressemble comme de la biafine sur une jambe de bois.

  1. L’informatisation et la robotisation ont permis de produire des quantités croissantes de marchandises avec des quantités décroissantes de travail. Le coût du travail par unité de produit ne cesse de diminuer et le prix des produits tend à baisser. Or plus la quantité de travail pour une production donnée diminue, plus le valeur produite par travailleur – sa productivité – doit augmenter pour que la masse de profit réalisable ne diminue pas.
  2. On a donc cet apparent paradoxe que plus la productivité augmente, plus il faut qu’elle augmente encore pour éviter que le volume de profit ne diminue. La course à la productivité tend ainsi à s’accélérer, les effectifs employés à être réduits, la pression sur les personnels à se durcir, le niveau et la masse des salaires à diminuer. Le système évolue vers une limite interne où la production et l’investissement dans la production cessent d’être assez rentables.

De l’extrême droite à l’extrême gauche, on entend partout aujourd’hui un même discours: l’économie réelle serait saine, seule une finance ayant échappé à tout contrôle mettrait en danger l’économie mondiale.

 

Dans une version plus conspirationniste, la crise ne serait qu’un prétexte, une stratégie des capitalistes eux-mêmes qui seraient en réalité en parfaite santé. Car, en fait, ces gros menteurs ont un trésor bien caché qu’il faudrait trouver pour ensuite le redistribuer à tous les pauvres. C’est pourquoi de la gauche à la droite on propose de raboter les niches fiscales et de trouver l’argent caché pour le réinjecter dans les États.

 

Ce discours se décline de différentes manières selon qu’on désigne les traders comme seuls responsables ou qu’on dénonce la partialité des agences de notation, ce qui revient à accuser le thermomètre en cas de fièvre. Mais par-dessus tout, « c’est la faute à la finance et à l’endettement », ou comment confondre la maladie et le symptôme.

 

Or, il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.

 

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit.

 

Le chômage s’accroît et la misère comme la barbarie risquent de se répandre de manière dramatique, peut-être entrecoupées par quelques phases de relance. Alors à quoi servent ces considérations désabusées? A quoi sert de marteler que la crise qui a commencé en 2008 risque bien de s’approfondir? Pourquoi s’en réjouir alors que nous risquons d’en subir les conséquences et d’être les premiers touchés? Et ce d’autant plus que le capitalisme a montré jusqu’à présent qu’il pouvait surmonter ses crises. Voire même qu’il était un système en état de « crise permanente ».

 

En fait, il n’y a pas de contradiction fondamentale entre le fait de dire qu’il y a bien approfondissement de la crise ces dernières années et que le capitalisme est d’une certaine façon une crise permanente : la crise peut être analysée à la fois comme un mode de fonctionnement ordinaire du capitalisme et comme une remise en cause potentielle de sa propre existence. Le capitalisme est ce jeu qui inclut sa contradiction dans sa propre règle, et qui donc pourrait tendre à son abolition, mais la réalité c’est que c’est à la lutte des classes, c’est à nous de le faire.

 



16/05/2013
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 32 autres membres